Vagabondages sur l’Île du Nord, partie 1

Tant qu’à ne pas avoir de vrai hiver en France, autant profiter de l’été. Pour les vacances de Noël, ça a donc été direction l’été austral, et plus particulièrement la Nouvelle-Zélande. Pas de vélo en soute cette fois-ci, juste des petits sacs de randos (enfin, juste un en soute pour réchaud, briquet, bâtons de rando et piquets de tente).
Après deux vols de 12h et une longue escale à Canton, nous voici arrivés à Auckland avant 7h du matin (mais bon, du matin, du soir, tout est relatif avec 12 h de décalage horaire).

Nous enchaînons les files d’attentes : contrôle des passeports, douane, déclaration du matériel de plein air, inspection/nettoyage du matériel douteux (la tente passe à la désinfection) et le loueur de voitures nous envoie enfin un minibus pour nous récupérer devant le terminal. Une fois dans ses locaux, nous apprenons qu’une traduction de notre permis de conduire est obligatoire depuis deux mois pour conduire en Nouvelle-Zélande. Après 60$ et une heure d’attente supplémentaire, nous prenons enfin la route à 11h, direction le Sud directement. Deux heures de route nous permettent d’arriver dans la charmante bourgade de Putaruru où nous faisons un stop éclair au I-site mais prenons surtout le temps de faire quelques courses pour nous pourvoir en nourriture.

Avec les indications du I-site en main, nous allons marcher le long de la Waihou river, réputée pour ses eaux d’une clarté et d’une pureté incroyables. Nous démarrons au parking aval, nous permettant de faire une belle balade de deux ou trois heures aller-retour jusqu’au Blue Spring.

Il fait beau, nous ne croisons pas grand monde en dehors de la source elle-même et nous arrêtons pique-niquer à une table à l’ombre qui serait parfaite si les sandflies ne finissaient pas par s’inviter à la fête.

Après ce charmant premier contact avec l’ambiance estivale et les vacances, nous reprenons la route jusque Rotorua où nous décidons d’opter pour une chambre à l’auberge, histoire de récupérer du voyage. Nous nous installons tranquillement, allons faire un petit tour en ville avant de dîner, prendre une douche et, enfin, nous coucher vers 21h.

La nuit passe en une seconde. J’ouvre les yeux brusquement à 5h du matin après un gros trou noir. Nico, lui, tient le coup jusque 7h30. Après un petit-déjeuner tranquille, nous partons pour la Waimangu Volcanic Valley, un site avec phénomènes volcaniques, sources chaudes et lacs multicolores au milieu des bois. Il n’y a pas un chat et nous nous y baladons deux heures et demi.

Quand nous avons fait le tour des lieux, nous repartons pour le Whirinaki Forest Park où nous pique-niquons sur le parking de la Whirinaki Forest Track avant d’effectivement marcher pendant deux grosses heures à proximité de la rivière, à travers bois et fougères arboricoles. Nous entendons puis apercevons brièvement quelques kakas voler entre les hautes branches. Ils ont l’air nettement moins curieux et plus farouches que les kéas ce qui fait que nous ne les verrons pas de près

Nous reprenons ensuite la route : deux heures de gravelle sinueuse, très pénible pour Nico. Nous arrivons enfin au camping de Waikaremoana après 18h. Après installation de la tente, douche et dîner, nous nous couchons, comme la veille, à 21h.

La nuit a été merdique pour nous deux. Matelas trop gonflés, vent et pluie ainsi que décalage horaire : nous sommes tous les deux réveillés vers 5h/6h mais n’osons sortir de la tente que vers 7h30 pour aller petit-déjeuner. Nous voici donc au départ de la Ruapani Circuit Track à 8h45, sous un ciel bien gris.
Nous avons décidé de commencer par le côté de la boucle le plus difficile et sommes donc chauds assez vite. Cela nous permet également de voir que nous pouvons pousser la rando jusqu’à Sandy Bay Hut où nous arrivons à 13h pour pique-niquer à l’abri.

Quatre néo-zélandais sont déjà là et ont allumé le poêle. Nous passons une heure et demi à manger et discuter avec eux : attaques de Paris, Rainbow Warrior, traité historique entre maoris et colons britanniques, la conversation est super intéressante mais nous finissons par repartir, toujours d’un bon pas, nous menant de retour à la voiture à 17h, bien crevés.

Au camping, nous nous reposons : bouquinage, douche, dîner, etc. Et au lit à 22h !

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