Je n’ai pas d’âne mais tant pis

Considérant avoir traversé les plus beaux coins d’Ecosse, par un sentier superbement sauvage (enfin, quand il y avait un sentier…), je me suis dit qu’il fallait tourner la page et me trouver, cette année, un autre petit coin sauvage à randonner : je craignais de n’être que déçue si je retournais parcourir l’Ecosse dans des coins plus fréquentés que le Cape Wrath Trail.

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Comme chaque année maintenant, avec la fin d’hiver m’est donc revenue cette fringale de grand air, cette volonté de m’échapper un petit peu. Sauf que, en ce moment, je travaille. Et un CDD de 6 mois, ça ne laisse pas des masses de vacances à prendre. Je pouvais donc me permettre une petite semaine de vadrouille. Pour la rentabiliser au mieux, ça impliquait de partir moins loin que l’Ecosse et/ou pas trop cher. Mon critère principal restait : grand air pur et terres sauvages. Pis, tant qu’à faire, un peu moins d’humidité que lors de mes deux précédentes virées printanières. Après quelques recherches et lectures, des hésitations entre le Morvan et les volcans d’Auvergne, je me suis finalement décidée pour les Cévennes. En plus, Robert Louis Stevenson les trouvait visiblement très similaires à son Ecosse d’origine puisque son Voyage avec un âne dans les Cévennes s’appelle, dans sa version originale, Travel with a Donkey in the French Highlands. Cela ne pouvait être que de bon augure.

Après une assez mauvaise nuit, me voici donc un jeudi matin sur le pont dès 6h15. Une dernière bonne douche avant je ne sais pas combien de jours, un arrosage des plantes pour qu’elles se sentent bien en mon absence, les derniers bouclages d’affaires et de bouffe pour mon sac, un petit-déjeuner rapide et zou ! J’enfourche mon vélib’ pour rejoindre la gare de Lyon et attraper mon train vers le Sud.

Pas de chance, j’ai une place couloir et je ne fais que somnoler vaguement pour mes trois heures de trajet puisque, en plus, je ne descend pas au terminus : je veux être sûre de ne pas rater l’arrêt à Nîmes où j’arrive vers 11h. Le temps y est plutôt gris, quelques gouttes tombent parfois et il fait presque plus frais qu’à Paris. J’ai une heure avant ma correspondance et me mets donc en quête d’une boulangerie afin de me pourvoir en pain pour mes déjeuner à venir. Après 20 minutes à tourner dans le quartier des arènes, je trouve enfin mon bonheur et retourne à la gare où, grand luxe, je m’offre un sandwich tout fait, un lapin brioche et une viennoise au chocolat !

Je commence à grignoter tout ça avant même de monter dans mon mini TER.

Une petite heure plus tard, me voici sur le quai à La Bastide Saint-Laurent. Temps grisatre et petit vent frais, gare désertée. Je prends le temps de boucler mon sac proprement et d’étudier la carte. Il me faut quelques minutes avant de comprendre qu’il y a une porte spéciale piétons au passage à niveau et me voici en route à 14h30 sur une large piste qui monte tranquillement vers le Sud.

Après une petite demi-heure, j’enlève déjà le coupe vent qui me tient un peu trop chaud et je bois un coup avant de continuer. Le chemin alterne forêt, crêtes et vallées, souvent sur de la piste, parfois sur de la petite route peu fréquentée.

Comme je n’ai pas vraiment préparé cette virée, je n’ai aucune idé de mon étape du jour. Dès la forêt domaniale de La Gardille, je repère de superbes spots de bivouac mais il est trop tôt pour s’arrêter.

Je passe quelques villages et hameaux, ce qui me permet de faire le plein d’eau à l’entrée d’un cimetière.

A partir de 17h, je commence déjà, avec la fatigue de ma courte nuit, à en avoir plein les pattes mais ne trouve alors pas encore d’endroit sympa où m’arrêter.

Après une grosse suée en forêt, je passe la montagne du Goulet et, finalement, à 19h, je décide de poser le sac aux ruines de Serreméjan, alors que le ciel s’assombrit.

Je monte (pour la première fois) mon tarp (fait maison) en quelques minutes, juste à temps pour ne pas mouiller mes affaires avec les premières gouttes qui tombent.

Allumage de mon réchaud à bois, une petite soupe miso, une purée et, en dessert, le reste de viennoise au chocolat du midi. A 20h, j’ai déjà terminé de dîner et la pluie cesse, en plus. Je range mes provisions, installe mon couchage, me prépare et, à 21h, je suis déjà au lit. Dehors, j’entends quelques braises qui craquent en finissant de se consumer dans le réchaud et une chouette hulotte à quelques dizaines de mètres.

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