Cape Wrath Trail, ou comment ne pas passer un printemps ensoleillé

D’abord, résumons brièvement le contexte : l’hiver et le début de printemps français ont été froids et humides. Alors qu’une petite piste d’amélioration météorologique se profile et que j’ai du temps à occuper, j’ai la bonne idée de partir prendre l’air. Et quoi de mieux pour ça que de choisir un pays où je suis à peu près sûre que le temps sera bien pourri, encore plus, s’il en était possible, que ce qu’il a été en France. Après un dimanche parisien sur le thème « 24°C/pique-nique au bois de Vincennes/que la vie est difficile », me voici donc un mardi d’avril à m’envoler pour Glasgow grâce à la magie des compagnies lowcost. Mon retour est prévu 11 jours plus tard. Le programme entre ces deux vols : parcourir un petit bout du non-officiel Cape Wrath Trail. Il s’agit d’une randonnée partant de Fort William, dans les Highlands, et qui rejoint le Cape Wrath, tout au nord des Highlands. Comme c’est une randonnée non officielle, il existe des variantes mais, grosso modo, il faut marcher entre 15 et 20 jours pour parcourir ce bout de terre pas mal sauvage. Je n’ai pas tout ce temps là donc j’ai décidé de me focaliser sur le premier tiers qui correspond à Fort William – Strathcarron, soit environ 150km.

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Me voici donc, arrivée à Glasgow en ce début d’après-midi, avec mon sac à dos plein d’une semaine de bouffe et de mes affaires de camping. Au vu du temps dehors, je décide, comme première action, d’enfiler mon surpantalon imperméable. J’achète mon billet au point d’information et vais sagement attendre mon bus à l’arrêt B9. Vers 15h20, mon bus arrive et… me passe devant sans s’arrêter ! Je saisis mon sac et me mets aussitôt à lui courir après, jusqu’à l’arrêt 9 (ch’ais pas, j’ai cru que le « B9  » voulais dire « bay 9  » et que j’étais au bon endroit, fallait croire que non…). In extremis, le chauffeur charge mon sac et je monte. Bon, bon, bon, ça commence bien.

Arrivée à Fort William juste après 18h. Il faut préciser que je n’ai rien réservé pour la nuit et que je sais juste que l’auberge de jeunesse SAYH est hors de portée car vraiment en dehors de la ville dans une direction qui ne m’arrange pas. Je prends donc la direction du centre-ville et me retrouve à parcourir la rue piétonne centrale. Bien entendu, il pleut. Et l’office de tourisme est fermé depuis plus d’une heure. La plupart des magasins aussi. Mais, tout de même, je trouve une boutique d’outdoor ouverte, ce qui me permet d’acheter une bombonne de gaz pour mon réchaud, ce sera toujours ça à ne pas faire demain.

Je me décide à entrer dans le Best Western pour demander le prix d’une single room. £50. No way comme on dit ici. Je ressors et me dirige vers un autre hôtel qui a l’air sympa. £30 la single room avec petit-déjeuner inclus, emballez c’est pesé ! Je passe donc ma soirée tranquillement devant la télé et, refaisant le compte des lyophilisés en stock, me rend compte que j’ai largement assez d’autonomie. Du coup, Paëlla pour le dîner !

Le lendemain, les choses sérieuses commencent. Déjà, avant de commencer à marcher, il faut que je traverse le Loche Linnhe. Pour ça, il y a un petit bateau qui fait office de traversier pour les piétons. Il y en a un à 7h (y’a pas moyen…) et un à 10h notamment. La météo est fidèle à ce qu’on attend d’elle : grise. Comme je suis sur le quai un peu en avance, le capitaine me permet de monter pour attendre à l’abri de la pluie.

A 10h15 finalement, me voici sur la rive ouest. C’est parti mon kiki !

On m’avait déconseillé de commencer à Fort William, l’étape étant considérée comme sans intérêt et on m’avait recommandé plutôt de prendre le train jusque Glenfinnan. Mais je me suis dit que ça pouvait être sympa une petite journée d’échauffement. Les choses démarrent en effet sans grande difficulté, par de la route rurale. Je vois une voiture toutes les 15 ou 20 minutes, pas plus. Globalement, à part le bruit de la petite pluie qui tombe, je ne suis pas dérangée. De voir les montagnes, enfin, de les deviner à travers les nuages, est plutôt sympa et augure bien de la semaine à venir. Bon, y’a juste un moment où la route passe près d’une décharge et, en conséquence, je suis ensuite un peu plus dérangée par le ballet des bennes à ordure qui passent régulièrement. Je commence aussi à avoir faim et grignote donc mon saucisson/biscotte/fromage debout, dos à la pluie en essayant tant bien que mal de ne pas mouiller l’intérieur de mon sac de biscottes (mon stock doit me faire 6 jours, faut pas que le fasse moisir dès le premier jour !).

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Arrivée au bout du Loch, je suis censée suivre la route sur 6 à 7 km environ, jusque Glenfinnan, avant de bifurquer vers le Nord. Je dois avouer que ça m’emmerde un peu de marcher le long d’une route qui sera un peu plus fréquentée que celle dont je viens. Et là, apparaît devant moi une chemin forestier qui semble aller à peu près dans la bonne direction. J’ai donc la merveilleuse idée de le suivre. Il n’est pas vraiment sur ma carte car celle-ci ne montre pas les petits chemins mais il y apparaît tout de même sous la forme d’une trouée dans la forêt qui me permet de rejoindre in fine mon chemin. Je m’engage donc assez confiante. Las, quelle idée alakon j’ai eu là ! Au début, le chemin est en effet une route forestière tout à fait honorable. Mais, bientôt, il disparaît et à la place je me retrouve là-dedans.

On ne voit peut-être pas bien sur la photo mais en fait c’est pas des herbes qu’on voit, je suis sûre que c’est des algues ! Autrement dit, c’est bien beau d’avoir des chaussures imperméables, des guêtres, un surpantalon mais, franchement, impossible d’éviter d’être mouillée. Je progresse tant bien que mal, à rythme très réduit, tentant vaguement de ne pas mettre trop franchement les pieds dans l’eau. A mon avis, je ne fais pas beaucoup plus que du 1 ou 2 km/h. Avec ma boussole et ma carte, j’arrive tant bien que mal à comprendre à peu près où je suis et je prends donc les bonnes bifurcations parmi les « trouées dans les arbres » qui font office de chemin (ne vous faites pas avoir par les photos, ça a l’air praticable mais en vrai ça ne l’est pas). L’endroit est accueillant, y’a pas de doute.

Arrive un moment où je dois traverser un carrefour de trouées. A vu de nez, j’estime le profondeur de l’eau à 80/90cm minimum. Je me vois mal m’engager là-dedans avec mon sac à dos, surtout que, sous l’eau, c’est pas mal vaseux et c’est un coup à y perdre ses chaussures. Je le sais bien puisque j’ai fini par les enlever pour enfiler mes crocs, que j’ai failli paumer une ou deux fois, et remonter mes pantalons. Après de longues tergiversations, je me décide à jouer les équilibriste/contorsionniste sur des arbres déracinés afin de passer la zone la plus profonde et rejoindre une zone plus sécuritaire. L’opération est un succès et je n’ai par la suite de l’eau que jusque mi-mollet ! Bon, malgré le tableau que je brosse (et qui n’est pas exagéré), le moral est bon. De toute façon, j’ai tout mon temps, j’ai de quoi manger pour 8 jours dans mon sac et le temps n’est pas si pourri (ben oui, il pourrait en plus faire encore plus froid ou y avoir encore plus de pluie).

Après quelques heures passées dans ce marécage, je retrouve enfin la route. Continuer à progresser en crocs ne me semble pas sérieux, je rebaisse donc mes jambes de pantalon et remets mes chaussettes et chaussures. Le meilleur est que je sais exactement où je suis puisque le point est facilement repérable sur ma carte où se croisent la route et la ligne de chemin de fer. Je parcours d’un bon pas les quelques kilomètres de route qui mènent au chemin de montagne où je finis enfin par m’engager. Toute cette marche sur le bitume le matin a bien fait chauffer la plante de mes pieds et j’ai donc quelques ampoules. Je trace tout de même bien mon chemin et me voici, à 18h, arrivée au Bothy de Corryhully. J’ai ma tente, bien sûr, mais j’ai tout de même prévu mes étapes en fonction des possibilités de refuges. Et je dois avouer que je suis bien contente de trouver une large pièce au sec où je peux étaler mes affaires et, surtout, allumer un feu !

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